Direction générale des programmes de premier cycle Guide de la directrice et du directeur de programme de premier cycle

Structures et exigences des programmes

Ressources

Andrée Plaisance
Directrice adjointe
DGPC
418 656-2131, poste 8197

François Béland
Agent de recherche et de planification
DGPC
418 656-2131, poste 14219

Baccalauréat et doctorat de premier cycle

Structure du programme

Un programme comprend :

  • nécessairement une majeure, correspondant au domaine du savoir (discipline ou champ d’études) - un programme peut comporter plusieurs majeures;
  • parfois des concentrations, qui sont des spécialités du domaine du savoir;
  • souvent une ou plusieurs mineures telles que :
    • les profils d’études: Développement durable, Distinction, Entrepreneurial, International, Recherche
    • le passage intégré à la maîtrise
    • le passage direct au doctorat

 

Les mineures sont accessibles sous certaines conditions et peuvent varier selon les programmes.

 

La description officielle d’un programme présente généralement deux blocs d’activités :

  • Activités de formation communes

Il s’agit de tous les cours communs à l’ensemble des étudiants du programme.

  • Autres activités

Il s’agit du regroupement de cours faisant l’objet d’un choix individuel de l’étudiant comme c’est le cas pour les concentrations et les profils d’études.

 

  • Autres blocs (s’il y a lieu)

Il s’agit des exigences propres aux concentrations et profils offerts dans le programme

 

Objectifs généraux

Les programmes ont des objectifs de formation propres au domaine du savoir. Certains programmes sont d’ailleurs soumis à des exigences externes établies par un ordre professionnel ou une instance gouvernementale, comme c’est le cas pour les programmes en enseignement.

Aussi, tout programme de grade de premier cycle doit répondre aux objectifs généraux fixés par l’Université. Il incombe au comité de programme de s’en assurer et de prendre les mesures nécessaires au besoin.

Par ces objectifs généraux, l’Université Laval s’assure que l’ensemble de ses diplômés à un programme de grade acquièrent les connaissances et les compétences énoncées à l’article 104 du Règlement des études


104. Tout programme de baccalauréat, y compris le baccalauréat multidisciplinaire et les doctorats de premier cycle, a pour objectifs de permettre à l’étudiant :

a)   de connaître les principes, concepts fondamentaux et méthodes propres à au moins un domaine du savoir et d’en situer les limites par rapport à des domaines connexes;

b)   d’acquérir les connaissances, les habiletés et de développer les compétences que requièrent :

(i)    la maîtrise des instruments de base de la recherche documentaire et des technologies numériques pertinentes;

(ii)   la collecte et la synthèse adéquate des données d’un problème ou d’une situation, leur analyse et leur interprétation, de façon critique, pour dégager les solutions appropriées, compte tenu des enjeux en cause;

(iii) le travail en équipe;

(iv) la formulation d’une opinion éclairée sur des questions relatives à son domaine, de façon efficace, avec précision et logique, en s’exprimant clairement en français, oralement et par écrit, en tenant compte des exigences du domaine;

(v)   l’actualisation et le perfectionnement de ses connaissances et de sa culture dans son domaine;

c)   d’être initié :

(i)    aux questions interculturelles et internationales en vue d’un usage diversifié de ses connaissances;

(ii)   aux dimensions éthiques et déontologiques afin d’évaluer les conséquences sociales de son action;

(iii) aux enjeux reliés au développement durable de manière à agir de façon responsable dans son milieu;

d) de maîtriser l’usage fonctionnel d’au moins une deuxième langue, minimalement le niveau intermédiaire II pour l’anglais ou le niveau intermédiaire I pour une autre langue.

 

Règles de composition

Tout programme de grade de premier cycle doit respecter les règles de composition prescrites. Le Règlement des études précise aux articles 105 et 106 les règles de composition des programmes de baccalauréat et de doctorat de premier cycle.

  • Un programme de baccalauréat comprend de 90 à 96 crédits, répartis de façon équilibrée sur 6 sessions, avec une charge moyenne de 15 crédits par session.
  • Certains programmes d’études comportent un plus grand nombre de crédits; c’est le cas notamment des programmes en enseignement, en génie et généralement en sciences de la santé. Ce nombre supplémentaire s’explique par la nécessité d’élargir le cursus du programme pour répondre aux divers objectifs de formation propres au domaine d’études, souvent d’origine externe comme pour les programmes en enseignement ou en réponse aux exigences d’admission à un ordre professionnel. 
  • Toute augmentation du nombre de crédits au-delà du plafond de 96 exige l’approbation du Conseil universitaire. Cette mesure est exceptionnelle et doit être appuyée par des justifications convaincantes, car une fois approuvée au niveau de l’université, elle doit être autorisée par le MEES pour obtenir le financement de tout crédit supplémentaire.
  • Tout programme de grade doit comprendre 15 crédits de formation complémentaire, appelés aussi « crédits hors du domaine du savoir » (RÉ, art. 106c). Par cette formation, l’Université entend favoriser l’ouverture d’esprit en exposant ses étudiants à d’autres domaines du savoir et en leur permettant de côtoyer des étudiants d’autres disciplines. C’est pour ces raisons que ces 15 crédits doivent généralement être choisis à l’extérieur des unités responsables des activités liées à la discipline du programme d’études. Les activités de formation composant ces 15 crédits peuvent être obligatoires ou optionnelles. Il est à noter que le cours d’une autre langue est compris dans ce bloc de formation.

 

La DGPC est l’instance qui valide la structure et le respect des règles de formation complémentaire déterminée par le comité de programme. On peut s’adresser à cette instance pour toute question liée à ce sujet.

 

Exigences linguistiques

Des exigences linguistiques institutionnelles s’appliquent à tout programme de baccalauréat et de doctorat de premier cycle. Elles sont de deux ordres :

  • la maîtrise du français (art. 95);
  • l’usage fonctionnel d’au moins une autre langue (art. 104d).

 

Maîtrise du français

L'étudiant admis à un programme de baccalauréat ou de doctorat de premier cycle doit se conformer à la Politique sur l’usage du français en démontrant sa maîtrise du français par l’une ou l’autre des attestations suivantes :

  • tout diplôme d’études collégiales (D.E.C.) obtenu après 1997 dans un établissement francophone;
  • la réussite du test du ministère de l’Éducation du Québec utilisé jusqu’en 1998; 
  • les attestations émises par d’autres universités francophones ayant des exigences de connaissance générale du français équivalentes à celles en vigueur à l’Université Laval;
  • la réussite de tout test ou cours – pour francophones ou pour non-francophones – approuvé à cette fin par l’Université, étant entendu que, lorsqu’il s’agit de cours de mise à niveau, les crédits ainsi acquis ne comptent dans aucun programme;
  • l’obtention d’un grade universitaire décerné par un établissement de langue française.

 

Généralement, pour diplômer, l’étudiant doit avoir satisfait à l’exigence de français au plus tard à la fin de ses études (sauf pour les programmes en enseignement qui comportent des conditions de poursuite spécifiques stipulées dans leur description).

Les étudiants non francophones sont invités à passer, à l’étape de l’admission, le test de français international (TFI) ou tout autre test accepté par l’École de langues. À leur arrivée dans le programme, ils doivent également se soumettre à un test de français écrit.

 

Usage fonctionnel d’au moins une autre langue

L’un des objectifs généraux consiste à permettre à l’étudiant « d’apprendre l’usage fonctionnel d’au moins une deuxième langue » (article 104d du Règlement des études). Dans le contexte actuel de mondialisation, l’Université Laval juge essentiel que ses diplômés acquièrent des compétences dans au moins une autre langue de manière à élargir leur univers de connaissances et à accroître leur mobilité.

Dans le cas de l’anglais, le seuil minimal a été fixé au niveau Intermédiaire II. Pour une autre langue, le niveau fonctionnel a été établi à Intermédiaire I. En raison des particularités du domaine d’études, un comité de programme peut décider de hausser ce niveau. Dans ce cas, il faut prévoir, dans la formation complémentaire, un espace minimal de 6 crédits pour les cours de langue.


Lorsque l’étudiant a atteint le niveau requis avant son arrivée dans le programme d’études, il revient au comité de programme de choisir l’une des orientations suivantes, selon ce qui lui semble le plus approprié aux besoins du domaine d’études. Ainsi, la direction de programme peut opter pour :

  • imposer à l'étudiant de compléter un cours de langue de niveau plus avancé, de manière à le rendre encore plus compétent dans une deuxième langue, ou encore lui permettre de débuter l’apprentissage d’une troisième langue;

ou

  • laisser le libre choix à l’étudiant de suivre un cours de langue de niveau plus avancé, un cours d'une troisième langue ou encore un cours prévu dans la formation hors du domaine du savoir, ce qui exclut donc les cours disciplinaires (sauf dans les cas où la formation complémentaire du programme comporte plus de 15 crédits). 

 

Ce choix doit se refléter dans la description officielle du programme car l’option choisie doit être offerte à l’ensemble des étudiants du programme.

 

Remarque

Il est important d’inciter les nouveaux étudiants à passer leur test de langue le plus tôt possible. S’ils ont plus d’un cours à suivre pour atteindre le niveau requis, ils pourront les intégrer dans leur cheminement et éviter ainsi tout retard de diplomation.

Programmes courts : Certificat et Microprogramme

Structure des programmes courts

Un programme court comprend :

  • nécessairement une majeure correspondant au domaine du savoir;
  • parfois des concentrations, pour le certificat uniquement;
  • aucune mineure.

 

Règles de composition

Au premier cycle, un programme court prend la forme d’un :

  • Certificat comportant 30 crédits d’activités de formation
  • Certificat sur mesure comportant 30 crédits d’activités de formation
  • Microprogramme comportant entre 9 et 18 crédits d’activités de formation

 

Insertion dans un programme plus long

  • Une fois complété, un certificat peut être inséré dans un baccalauréat de la même discipline dans la mesure où les activités en font partie ou encore, comme composante dans le cadre d’un baccalauréat multidisciplinaire.
  • Une fois complété, un microprogramme peut être inséré dans un baccalauréat dans la mesure où ses activités en font partie, ou encore, être reconnu dans la formation complémentaire du baccalauréat multidisciplinaire.